Théologie Mormone de la Libération

août 2, 2011 § Poster un commentaire

La théologie de la libération est un courant de pensée théologique chrétienne venu d’Amérique latine, suivi d’un mouvement socio-politique (la « praxis »), visant à rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus et les libérant d’intolérables conditions de vie. Enracinée dans l’expérience biblique du peuple juif guidé par Dieu au delà de la mer Rouge et à travers le désert – d’une terre d’esclavage (Égypte) à la Terre promise (Exode, ch. 12 et suivants) elle est un « cri » prophétique pour plus de justice et pour un engagement en faveur d’un « Règne de Dieu » commençant déjà sur terre. La réflexion théologique part de la base : le peuple rassemblé lit la Bible et y trouve ressources et inspiration pour prendre en main son destin. L’expression « théologie de la libération » fut utilisée une première fois par Gustavo Gutierrez lors du congrès de Medellin de la CELAM, en 19681. Il développa et articula sa pensée dans un livre Théologie de la libération paru en 1972 qui est largement considéré comme le point de départ du courant théologique. La même année, le presbytérien Rubem Alves soutenait sa thèse, Towards a theology of liberation. Pour la « pratique » (« praxis » théologique) l’instrument d’analyse et d’observation utilisé est inspiré du marxisme, même si les théologiens de la libération se distancent quasi tous de l’idéologie marxiste. Elle prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité. Parmi ses représentants les plus célèbres, on compte les archevêques Hélder Câmara et Oscar Romero2 ou encore le théologien Leonardo Boff. Dans son encyclique Sollicitudo Rei Socialis de 1987 Jean-Paul II fait largement appel au concept de « libération » (N°46) tout en rappelant quelques mises en garde faites par la Congrégation pour la doctrine de la foi en 19843.

Dans la tradition chrétienne, les pauvres ont tenu depuis les origines une place particulière : ils sont à la fois des modèles (« Heureux les pauvres de coeur, car le Royaume de Dieu est à vous » Lc 6, 20) et des sujets de compassion et de charité. La théologie de la libération dépasse ce point de vue, et propose non seulement de libérer les pauvres de leur pauvreté, mais en plus d’en faire les acteurs de leur propre libération. Elle dénonce dans le capitalisme la cause de l’aliénation à la pauvreté de millions d’individus. Aujourd’hui, les thèses soutenues par les théologiens de la libération font de moins en moins appel au marxisme, et rejoignent les mouvements altermondialistes dans leurs actions contre la mise en place d’un ordre néolibéral mondial. Cette conception de la religion, dont le rôle est central dans beaucoup de pays du Tiers-monde ayant adopté les religions autrefois imposées par les pays colonisateurs, est à l’opposé des conceptions, notamment marxistes, condamnant la religion comme instrument univoque d’aliénation (voir l’ouvrage du protestant Rubem Alves, La Religion : l’opium du peuple ou un instrument de libération ?). (http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie_de_la_lib%C3%A9ration)

Lire aussi (en anglais):
« Théologie de la Libération dans le Livre de Mormon »
par Dennis R. Potter.

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Langue Internationale Esperanto

juillet 4, 2011 § Poster un commentaire

Cliquez ici pour plus d’informations sur l’espéranto.

L’espéranto est une langue construite conçue à la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de faciliter la communication entre personnes de langues différentes. Zamenhof publia son projet en 1887 sous le nom de Lingvo Internacia (Langue internationale), sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite.

Se basant sur une grammaire régulière (sans exception), l’espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots se forment à partir d’un nombre limités de racines lexicales et d’affixes. Ces particularités facilitent l’apprentissage de l’espéranto.

L’espéranto est la seule langue construite qui a dépassé le stade de projet pour devenir une langue vivante avec des locuteurs actifs répartis dans la plupart des pays du monde. Il ya même un site internet mormon en espéranto !

Très beau site mormon nouvelles en français

juin 13, 2011 § Poster un commentaire

Les Saints des Derniers Jours est un site pour les membres de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours permettant d’obtenir des nouvelles sur et à propos de l’Eglise chaque jour.

Ce site est aussi une ressource pour tous ceux d’autres religions et foi qui sont honnêtement intéressés d’obtenir davantage d’information sur nos croyances et ce qui se passe autour de notre Eglise chaque jour.

Roland, fondateur, est né a Lyon en France et a vécu toute sa jeunesse en France jusqu’au jour où il a reçu un appel en mission à Salt Lake City. Sa mission a eu un merveilleux impact dans sa vie. Il vit maintenant en Utah depuis 2001.

Depuis les dernières années, il a ressenti le désir de créer un site qui permettrait d’apporter davantage de bénédictions et d’informations aux membres francophones car malheureusement il existe trop peu d’informations en Français. Avec beaucoup d’encouragement de membres en France et de sa famille, il a donc créé ce site.

Cliquez ici pour visiter le nouveau site.

Nous félicitons Roland avec ce site étonnant qui est un formidable développement sur ​​Internet pour les membres de l’Eglise qui parlent le français.

Louis A. Bertrand: communiste et mormon

juin 1, 2011 § 3 Commentaires

Louis Auguste Bertrand (Roquevaire, Bouches-du-Rhône, 1808 – Salt Lake City, États-Unis, 1875), de son vrai nom Jean-François Élie Flandin, communiste icarien et rédacteur au journal socialiste Le Populaire, fut l’un des premiers Français à devenir membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et à faire partie des pionniers mormons qui émigrèrent jusqu’au Grand Lac Salé, dans les montagnes Rocheuses, où fut construite la ville de Salt Lake City. Quatre ans plus tard, il revint en France présider la mission française de l’Église. C’est au cours de son séjour comme président de mission qu’il rédigea ses Mémoires d’un mormon (Pierre-Jules Hetzel, éditeur, Paris, 1862).
C’est dans les bureaux du journal Le Populaire où il travaille comme rédacteur qu’en 1850 Louis Bertrand rencontre les missionnaires mormons John Taylor (alors membre du Collège des douze apôtres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours), et Curtis Bolton. Il raconte : « Dès mes premiers entretiens avec eux, je fus frappé par la portée extraordinaire de l’œuvre qu’ils étaient chargés d’introduire en France. Ma connaissance de l’anglais me permettant de m’initier moi-même aux doctrines de la nouvelle Église, je trouvai dans leurs écrits, mais surtout dans l’ouvrage intitulé Divine Authenticity of the Book of Mormon, par Orson Pratt, la démonstration complète de la divinité de cette œuvre. Ces deux premiers apôtres qui touchèrent le sol de France étaient MM. John Taylor et Curtis Bolton. Toutes les questions, toutes les objections que je leur posai furent éclaircies ou réfutées à mon entière satisfaction. Après trois mois d’étude et de sérieuses réflexions, j’acceptai le baptême.«

Le 1er décembre 1850 John Taylor baptise Louis Bertrand dans la Seine à l’île de Saint-Ouen. Le 8 décembre de la même année, Louis Bertrand est ordonné prêtre. Le 20 décembre 1851, il est ordonné grand-prêtre et devient président du district de Paris et premier conseiller du président de la mission française, Curtis Bolton puis Andrew L. Lamoreaux.

En 1854-55, Louis Bertrand émigre aux États-Unis où il rejoint les saints des derniers jours au Grand Lac Salé. Il y restera quatre ans avant d’être appelé comme président de la mission française par Brigham Young, président de l’Église.

Le 10 décembre 1859, Louis Bertrand revient à Paris pour présider la mission française de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il est à la fois le premier Français comme missionnaire mormon et le premier Français comme président de mission dans cette Église.

En juin 1864, Louis Bertrand quitte la France pour rentrer chez lui en Utah où il mourra en 1875.

Cliquez ici pour en savoir plus sur ce pionier mormon remarquable socialiste.

SPIRITUALITÉ LIBÉRALE MORMONE

mai 1, 2011 § Poster un commentaire

QU’EST LA SPIRITUALITÉ LIBÉRALE MORMONE?

Place ta confiance en cet Esprit
qui conduit à faire le bien.
Doctrine et Alliances 11:12

L’Esprit vous a-t-il touché grâce au Mormonisme, mais éprouvez-vous des difficultés à accepter certaines revendications de l’église comme vérités littérales et immuables? Craignez-vous que l’insistance sur l’obéissance, l’autorité, les programmes et lignes de conduite ainsi que sur la pureté des doctrines puissent ombrager les principes de compassion, de service, de progrès, du libre arbitre, de la révélation personnelle, ou de la justice sociale? Si cela est le cas vous avez vraisemblablement une conception religieuse  »libérale ».

Notre Père céleste est plus libéral dans ses pensées que ce que nous sommes prêts à croire. Ses miséricordes et bénédictions son plus généreux que ce que nous sommes prêts à recevoir.
Joseph Smith *

Les dénominations « conservatisme » et « libéralisme » sont problématiques: leurs significations sont relatives et elles sont souvent considérées comme péjoratives. Pourtant ce site web encourage une spiritualité libérale consciente basée sur la tradition Mormone. Il n’y est pas question de politique, de théologie, de l’histoire de l’église, ni d’étude critique des écritures. Ce qu’il considère comme question de base est: Où, dans la tradition des Saints des Derniers Jours, l’Esprit est- Il actif ? En d’autres termes: Comment les pratiques et les enseignements mormons encouragent-ils la croissance spirituelle et nous inspirent à faire le bien?

Pour le respect des droits humains

avril 15, 2011 § Poster un commentaire

Créée en 1961 par Peter Benenson, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant rassemblant des personnes qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion des droits humains.

La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et dans d’autres textes internationaux relatifs aux droits humains. Afin d’être fidèle à cette vision, Amnesty International se donne pour mission de mener des recherches et des actions visant à prévenir et faire cesser les atteintes graves à l’ensemble de ces droits.

De la recherche à l’action
Les enquêtes, menées par nos chercheurs sur le terrain et au travers du recoupement d’informations, donnent lieu à la publication régulière de communiqués et rapports (dont le rapport annuel). Ces informations rendent compte de la situation des droits humains dans le monde et sont à la source des pressions exercées sur les autorités et décideurs (gouvernements, organisations internationales, groupes armés, entreprises et autres agents non gouvernementaux), de la mobilisation des militants (écritures de lettres et signatures de pétitions, rassemblements et manifestations, débats publics et éducation aux droits humains) et de la sensibilisation du public.

Le pouvoir de l’indépendance
La solidarité internationale, qui est au cœur de toutes nos actions, se nourrit de nos principes d’indépendance et d’impartialité. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de toute croyance religieuse et est donc en mesure de dénoncer les violations des droits humains partout dans le monde, en toute impartialité. Nous fonctionnons et finançons nos actions grâce au soutien financier de nos membres et de nos donateurs. Nous n’acceptons aucune subvention ou don des Etats, des partis politiques et ne sollicitons pas les entreprises.

Une ambition qui évolue
En cinquante ans, Amnesty International a profondément évolué. Notre champ d’intervention, initialement limité aux prisonniers d’opinion, s’est étendu à l’ensemble des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Prix Nobel de la paix en 1977, Amnesty International rassemble aujourd’hui plus de 3 millions de membres et sympathisants et compte des sections ou structures dans 72 pays.

La Charte de la Compassion

avril 9, 2011 § 3 Commentaires


utiliser la traduction française de cette vidéo (cc-« translate captions »)

La Charte de la Compassion

Le précepte de compassion, qui est au coeur de toutes les traditions religieuses, spirituelles et éthiques, nous invite à toujours traiter autrui de la manière dont nous aimerions être traités nous-mêmes. La compassion nous incite à nous engager sans relâche à soulager les souffrances de tous les êtres et à apprendre à ne pas nous considérer nous-mêmes comme le centre du monde, mais à être capable de placer autrui à cette place centrale. Elle nous enseigne à reconnaître le caractère sacré de chaque être humain, et à traiter chacune et chacun, sans aucune exception, avec un respect inconditionnel et dans un esprit de justice et d’équité.
Cela implique aussi de s’abstenir d’infliger de la souffrance à autrui, en tout temps et en toutes circonstances, que ce soit dans la sphère publique ou privée. Agir de manière violente, que ce soit par malveillance, chauvinisme, colère ou égoïsme; exploiter qui que ce soit ou le priver de ses droits fondamentaux; inciter à la haine et dénigrer autrui – même nos ennemis – sont autant de négations de notre condition humaine commune à toutes et à tous. Nous reconnaissons que nous n’avons pas toujours été capables de vivre avec compassion, et que d’aucuns ont même infligé bien des souffrances au nom de la religion.
Pour cela, nous invitons solennellement tout le genre humain ~ à placer la compassion au coeur de toute éthique et de toute religion ~ à adhérer au principe ancestral selon lequel toute interprétation des Ecritures qui suscite violence, haine ou mépris, est illégitime ~ à s’assurer que la jeunesse soit informée de manière respectueuse et authentique sur les autres traditions, religions et cultures ~ à encourager une approche positive de la diversité des cultures et des religions ~ à se doter d’une compréhension empathique des souffrances de tous les êtres humains, même de ceux considérés comme ennemis.
Nous devons de toute urgence agir pour que la compassion devienne une force dynamique et lumineuse qui puisse nous guider dans ce monde de plus en plus polarisé. Enracinée dans la ferme détermination à transcender l’égoïsme, la compassion peut faire tomber les barrières politiques, idéologiques, dogmatiques et religieuses. Née de la réalisation de notre profonde interdépendance, la compassion est essentielle aux rapports entre humains et pour une humanité accomplie. Elle est la voie vers l’illumination et elle s’avère indispensable à la création d’une économie plus juste et d’une communauté globale harmonieuse et pacifique.

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